- Aide à la formation des guides de montagne Népalais -

 

 

SOUVENIRS ET HOMMAGES

Association pour l'aide à la Formation des Guides de Haute Montagne Népalais

 

Chloé Graftiaux30 ans après......

 Il y a 30 ans, le dimanche de Pentecôte du 7 juin 1981, disparaissait Yves Pollet-Villard. Né le 5 mai 1929, devenu maire de La Clusaz en 1961, il contribua à changé la destinée de la station-village, en la propulsant vers ce qu’elle est devenue. Car il lui offrit une notoriété mondiale, grâce à sa vision avant-gardiste et ses exploits montagnards, toujours chargés d’humanisme. Mais aussi – entre autres – par les réalisations effectuées (dont la route des Confins, la municipalisation du domaine skiable et des remontées mécaniques, le téléphérique de l’Etale, la piscine, l’aménagement du centre ville, etc.). Il fut président de la commission technique de l’U.I.A.G.M. (Union Internationale des Associations de Guides de Montagne) ; « conseiller montagne » auprès du préfet ; professeur-guide à l’ENSA de Chamonix (Ecole Nationale de Ski et d’Alpinisme) ; et s’illustra en réalisant plusieurs « Premières » et en participant à de victorieuses opérations de secours. Décoré du Mérite sportif et de la Légion d’honneur, c’est surtout l’indéfectible amitié, inaltérée par le passage du temps, qui le lie encore à de nombreux êtres.

Le 7 juin 1981... 

Comme Daniel Pessey (aujourd’hui responsable de la formation du secours en montagne) qui il y a 30 ans, tout juste diplômé « aspirant guide » à l’âge de 24 ans, participait à cette sortie au Mont Blanc, par les Aiguilles grises (versant Italien). Les souvenirs sont intacts, il raconte. Le groupe était composé de 10 ou 11 des plus anciens ou meilleurs « clients » de Yves (tous devenus des amis). Nous étions 3 guides pour l’encadrement : Yves, Joël Collomb-Patton et moi, pour qui c’était ma première course « Pro ». Le 6 juin, nous sommes montés au refuge Gonella (3072m) où nous avons dormi. La nuit, il a un peu neigé. Mais le matin du 7 juin, le ciel était clair et les températures basses. (...) Nous avons taillé au piolet les premières pentes raides, au départ du glacier, pour assurer le passage des skis, tant la neige était gelée. Dans une pente en traversée pour rejoindre le centre du glacier, Yves m’a expliqué que ce genre de terrain ne lui plaisait pas du tout (...). Nous avons poursuivi sans encombre, pour atteindre la partie haute de l’arête des Aiguilles Grises et y déjeuner. (...). Nous avons ensuite pris la descente avec de grandes distances entre nous, car le parcours était relativement crevassé. Yves en tête, Joël en serre fil et moi dans le milieu du groupe. A un certain moment, je ne sais pas pourquoi, je suis monté sur une bosse, de sorte à mieux voir l’ensemble du groupe. J’ai vu Yves arrêter ses premiers poursuivants, avant de traverser la fameuse pente pour rejoindre le bord du glacier (ce lieu qui l’avait inquiété à l’aller) et leur donner la consigne de ne traverser qu’un seul à la fois. Yves est donc parti en tête, préférant tester lui-même l’éventuel obstacle afin de protéger son monde. Il est entré dans la traversée sur dix à quinze mètres, quand tout à coup, la neige s’est mise à bouger autour de lui. Il a réussi à faire une conversion et à revenir sur la moitié de la distance. Puis la neige l’a renversé et bousculé dans la crevasse, juste en contre bas. Nous avons demandé au groupe de rejoindre le refuge, et à deux personnes d’aller prévenir les secours dans la vallée. Nous sommes intervenus avec Joël dans la crevasse pour dégager Yves et tenter en vain de le réanimer, probablement énuqué dans sa chute d’environ une quinzaine de mètres... Nous l’avons ensuite retiré de la crevasse pour faciliter son évacuation. Et nous sommes allés rejoindre nos compagnons afin de poursuivre la route que notre « Maître » nous avait enseignée. Yves aimait beaucoup ce versant Italien du Massif du Mont Blanc. De par son côté encore sauvage et grandiose ; c’était un peu son « Paradis » et nous l’avions ressenti ce week-end là.

(Article paru dans le journal L'Essort du 9 juin 2011 - Stéphane Mermillod Anselme - Voir rubrique "Documents d'actualité")

 

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Chloé GraftiauxChloé au sommet du Pilier Rouge du Brouillard avec derrière elle, la Blanche et la Noire de Peuterey.

 A l'occasion de la cérémonie, le 12 septembre 2010 dans la salle d'escalade de Jambe-Namur, en hommage à la mémoire de Chloé Graftiaux, une collecte a été organisée au bénéfice de la FYPV. Ce geste de solidarité nous touche car il correspond certainement à l'esprit qui animait la passion de la jeune et talentueuse alpiniste. Le texte qui suit a été écrit par deux de ses compagnons de cordée.

Chloé grimpait vite. Vite, bien et partout, de la résine à la montagne. Le style épuré. Pas de mouvement de trop, pas d'hésitation. Une force de la nature insufflée par sa force et sa joie de vivre ; vivre pleinement, vivre pour ne pas regretter... Vivre avec détermination, avec volonté, tel est le clou de la passion qui l'animait. Vivre et grimper sans hésitation. Born to climb... Tel était son don.

La force, l'énergie et le cran d'aller au bout de ses rêves, de vivre ses rêves, de vivre de rêves...

Chloé avait la liberté au bout de ses doigts de fée, ses doigts qui défiaient la gravité. Elle a disparu, en vivant sa passion, un 21 août 2010 en descendant la noire de Peuterey.

La fée Clochette est passée trop vite dans notre vie, telle une étoile filante, mais pour toujours son sourire l'a illuminée.

Au revoir la fée Clochette, à 23 ans tu laisses une belle empreinte dans le monde de l'escalade grâce à tes grandes qualités physiques, mentales et ton sourire charmeur.

Pour mieux connaître Chloé : http://www.chloegraftiaux.com

 

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 Edouard Baud

  Edouard Baud décédé en montagne à l'age de 24 ans par une chute de sérac alors qu'il effectuait à ski la descente extrême du couloir Gervasutti au Mont-Blanc du Tacul le 30 Mai 2004. C'est à l'occasion de la cérémonie religieuse de ses obsèques qu'une collecte de dons à été éffectué. Celle-ci a constitué les premiers fonds de fonctionnement de la Fondation Yves Pollet Villard. Edouard avait découvert 1 an plus tôt l'Himalaya du Népal en gravissant l'Ama Dablanc (7000 m) avec Anselme, son père. Sa passion pour la montagne l’aurait certainement poussé à repartir vers l’Himalaya.

 

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C’est avec tristesse que nous faisons part de la disparition de deux des membres de notre association durant l'année 2007 : Claude REY et Jean FUGIER. Tous deux étaient passionnés de la montagne et convaincus du bien fondé de notre action auprès des jeunes montagnards népalais.
Claude REY, décédé accidentellement en montagne, était président de l’UIAGM et à ce titre avait considérablement œuvré pour que les guides népalais soient acceptés au sein de l’UIAGM.
Jean FUGIER, quand à lui est décédé soudainement de mort naturelle.
Nous les regretterons et nous nous associons à la peine de leur épouse ainsi qu’à celle de leurs enfants.

 

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« La Fondation Yves Pollet-Villard a été particulièrement éprouvée par la disparition brutale et inattendue des membres français et népalais de l'expédition au Kang Guru (6800 m) dans l'Himalaya du Népal en Octobre 2005. Ce drame nous touche particulièrement puisque l'un des animateurs principaux de la Fondation Yves Pollet-Villard, Daniel STOLZENBERG qu'accompagnait Marie Odile son épouse, en était le guide organisateur. De plus, parmi les victimes on compte le guide népalais IMAN GURUNG, un proche de la Fondation Yves Pollet-Villard, membre très actif et dévoué de la Nepal Mountain Instructor Association ainsi que président de la National Nepal Mountain Guide Association. Ces deux personnalités faisaient partie des piliers de la coopération amicale Franco - Népalaise qui oeuvre depuis quelques années pour la formation des jeunes montagnards népalais. Le destin aura voulu qu'ils nous quittent ensembles et leur perte a été durement ressentie. »

A la suite de ce drame l'association "Solidarité Kang Guru" a été créée à l'initiative des parents et amis des victimes française avec la participation de la Fondation Yves Pollet Villard. Elle a pour objectif de venir en aide aux familles des victimes népalaises en permattant la scolarisation de leurs enfants dans une école de Kathmandu. Pour plus d'informations consultez le site de SKG :http://www.solidaritekangguru.com

 

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Jean Batiste MOREAU 28 ans, Raphaël PERRISSIN 30 ans, Vincent VILLEDIEU 32 ans, Stefan CIESLAR 36 ans décédés dans le massif du Ganesh Himal durant le mois d'octobre 2006. C'est à la suite de ce drame que fut créé l'association "Revenir du Népal" constituée des parents, amis et sympatisants de ces quatres garçons. Cette association ayant réunis des fonds importants à fait un don considérable à la Fondation Yves Pollet Villard, déstiné notamment à la formation des secouriste de montagne au Népal. http://revenir-du-nepal.over-blog.org

 

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. . Une triste nouvelle : la disparition de Nil Le 20 mai 2009, lors de la descente du Makalu (8470 m) Nil Prasad Gurung décédait dans la tente du camp IV à 7600 m d’altitude où fatigué il s’était installé afin d’y prendre un peu de repos. D’après l’un de ses compagnons népalais qui l’accompagnait la cause de ce drame semble être attribuée à un œdème cérébral suite à la déficience de son appareil respiratoire à oxygène. La nouvelle qui nous parvint le lendemain par le NMIA nous a surpris et profondément attristés. Les nombreux amis qu’il avait en France, notamment dans la région de Chamonix où il séjourna à plusieurs reprises pour se former à l’alpinisme et au ski, garderont le souvenir d’un garçon épatant au visage souriant. Nil était l’incarnation des qualités qui caractérisent les montagnards népalais : la gentillesse, le dévouement, le courage, la générosité et l’intelligence. Membre du NMIA et du NNMGA, il s’investissait avec talent et conviction dans ces deux associations que ce soit en participant à des stages en tant qu’instructeur (ce fut encore le cas lors du stage de formation de secouristes en mars 2008) ou comme stagiaire lui-même dans le cadre de la première session de formation des aspirants guides népalais actuellement en cours. Malgré ses nombreuses activités professionnelles en trekking et expéditions diverses il savait trouver du temps pour s’entraîner, au Népal mais aussi en France grâce spécialement à l’aide d’une amie de Paris et de la FYPV ainsi que d’autres amis ravis de lui rendre service tellement était frappant son enthousiasme pour la pratique des activités de montagne. Certes son désir affiché de devenir guide à l’égal des guides de l’UIAGM le motivait ce qui ne diminuait en rien ses mérites. Bien au contraire cette ambition raisonnée et obstinée permit à « l’enfant porteur » de franchir tous les échelons pour arriver après de rudes années de labeur à devenir l’une des figures emblématiques de ce que seront les guides népalais de demain. En cela il était et restera longtemps un exemple pour ses jeunes concitoyens. Néanmoins il demeurait très attaché à ses premiers camarades de travail, les simples porteurs qu’il respectait et avec qui il aimait toujours autant discuter et plaisanter. Très apprécié par l’agence qui l’employait, il se voyait confier de grandes responsabilités et travaillait presque sans relâche ce qui lui permettait de subvenir aux besoins de sa famille (sa mère, son frère et ses neveux) dont il était le soutien. C’est d’abord vers elle que vont nos pensées, non pas uniquement pour se joindre à sa peine mais pour essayer de soulager un peu les conséquences matérielles provoquées par le vide que laisse la disparition de Nil. Ainsi le don qu’envisage de faire la FYPV à sa famille sera la marque de notre sympathie, de notre estime et de l’amitié que nous éprouvions pour Nil. Par solidarité avec les membres du NMIA et du NNMGA la FYPV se propose aussi de participer financièrement à la mise sur pied d’une mission destinée à ramener le corps de Nil lorsque les conditions de la montagne le permettront, soit probablement pas avant l’automne ou le printemps prochain. Par Jean Coudray.